Parents, je vous hais-me !

coaching de vie

Parents, je vous hais-me !

0

Je ne connais aucune blessure profonde qui ne soit liée à l’enfance.
Ces blessures collent à la vie jusqu’à se fondre totalement en elle, vous rendant incapable de les identifier.
Les soins en « profondeur » guident le patient vers cette partie de lui-même qu’il préfère souvent, et parfois de façon inconsciente, ignorer, oublier. Ce chemin permet de retrouver sa liberté d’Être.

Identifier la blessure

Certains maux ressortent d’une façon récurrente pendant les soins : le sentiment d’abandon, de rejet, le manque de confiance en soi, le manque d’amour pour soi, voire parfois le dégoût : « je ne suis pas digne de ».
Ils ne sont pas toujours exprimés par le patient mais sont identifiables à travers les mots employés.
Le patient est persuadé que c’est précisément la situation qu’il vit qui le mène à ressentir ces sentiments, alors que ces sentiments sont déjà en lui, ancrés dans ses formes de pensées.
Il entre dans un processus de victimisation ou de responsabilisation. Les deux conduisent à un blocage qui ne lui permet pas de prendre le recul nécessaire face à une situation de mal-être.
En ayant identifié ces blessures profondes, il est possible d’amener le patient vers leur source.

La source de la blessure

L’éducation d’un enfant est empreinte de la façon dont les parents mènent leur vie, avec leurs propres « bagages » : l’enfance, les croyances, les formes de pensées.

– « je t’aime à moi»
Certains parents ont une attitude possessive ou autoritaire.
Ayant souffert dans l’enfance d’un manque d’attention ou bien du symptôme qu’il inflige à son enfant (possessivité ou autoritarisme), ce parent enferme l’enfant dans un état de soumission dont ce dernier, s’il grandit en ayant confiance en lui, pourra se dégager. Mais bien souvent, l’enfant devenu adulte reste prisonnier de cet état. Vis-à-vis de son parent, il réagira alors de deux façons différentes, selon que le parent a eu une attitude possessive ou autoritaire: par une tendresse compatissante, ou par la haine…

– « tu es nul »
Je ne ferai pas la liste de tous les mots d’enfance qui se transforment en maux d’adulte. Cette liste est interminable. Combien de phrases en apparence anodines mais ô combien traumatisantes pour l’enfant et l’adulte qu’il deviendra : « tu es bon(ne) à rien », « tu n’y arriveras jamais », … Des mots souvent prononcés maladroitement, mais dont l’impact est redoutable.

– « je suis donc tu seras »
C’est ainsi que l’on voit des générations entières souffrir des mêmes maux, des mêmes maladies. On justifie souvent cette réalité par le phénomène de l’hérédité. Or, l’hérédité n’existe que parce qu’on lui donne corps. Soyez persuadé, même de façon inconsciente, que vous avez hérité du cancer de votre parent qui lui-même l’avait hérité de son parent, et vous aurez de grandes chances de tomber malade. Les formes de pensées sont extrêmement puissantes.
Il y a aussi toutes les formes de violence verbale et/ou physique dont sont victimes certains enfants et dont les parents ont souvent eux-mêmes été victimes.
Ces violences que l’on enfouit très profondément en soi en grandissant, par honte, par culpabilité, persuadé qu’ainsi, elles ne referont pas surface.

Tous ces mots, ces violences, ces expériences de l’enfance au travers desquels et par lesquels chacun se construit… comme il peut.

Accueillir la blessure

Au cours du soin en « profondeur »,  le patient chemine vers un voyage intime au cœur de ses souffrances, afin qu’il puisse tout d’abord les accueillir.

Accueillir la blessure est un acte de délivrance. Il permet d’entreprendre un cheminement vers la reconnaissance de cette blessure : reconnaître qu’elle est là, présente en soi et lui donner une consistance dans le flot de nos expériences de vie.
L’accueil permet de comprendre combien la blessure a pu influencer votre vie, vos choix de vie. Il ouvre en grand la porte de l’estime de soi.
D’un point de vue énergétique, l’accueil permet aussi de rompre le phénomène de l’héritage familial : j’accueille, je libère, je me libère de cet héritage. Je romps ce lien intergénérationnel et je libère ainsi mes descendants.

Guérir la blessure

Après l’accueil, le travail consistera à accompagner le patient vers l’acceptation de ces expériences de vie douloureuses vécues dans l’enfance.
Accepter et conscientiser permettent de ne plus refouler la blessure, d’entrer dans une phase de compréhension et de « digestion ».
Accepter permet de cheminer vers la libération.
Le processus de guérison de la blessure passe par plusieurs phases qui permettront au patient d’atteindre cette libération.
Le patient va passer du stade de la victimisation ou de la responsabilisation au stade de la compréhension : comprendre pourquoi il a vécu ces expériences ; pourquoi le parent a agi ainsi (ou les 2 parents) ; pourquoi lui… comprendre cette haine qui quelquefois s’est installée à l’encontre du parent concerné et la transmuter.
Il s’agira d’aider le patient à couper les racines de ses souffrances, de l’accompagner vers une transformation des formes de pensées, de sa relation avec le parent ou les parents (même si le parent est décédé), de se libérer de blocages récurrents, par un processus libératoire.

 

Laisser une réponse

/* ]]> */